Energies marines

La Bretagne affirme son choix de l’éolien flottant et valorise sa supply chain lors de quatre salons

salons emr bretagne ocean power

Temps de lecture : 4 min

Publié le 05/06/2026

Sous le pilotage de l’agence, Bretagne Ocean Power, le collectif breton dédié au développement des énergies marines renouvelables, a participé à quatre salons dédiés aux énergies marines renouvelables : WindEurope à Madrid, Marine Energy Wales Conference au Pays de Galles, FOWT à Montpellier et Seanergy à Nantes. Des rendez-vous durant lesquels la Bretagne a pu rappeler ses ambitions pour l’éolien flottant, gagner en visibilité et promouvoir ses acteurs à l’international.

Un printemps chargé pour Bretagne Ocean Power. Le collectif régional pour le développement et le déploiement des énergies marines renouvelables a participé à quatre rendez-vous : FOWT et Seanergy en France et WindEurope et Marine Energy Wales Conference en Espagne et au Pays de Galles.

La Bretagne en fer de lance de l’éolien flottant à FOWT et Seanergy

À FOWT et Seanergy, la Bretagne a pu valoriser son positionnement de fer de lance de la filière éolien flottant au niveau national.

À Montpellier du 24 au 25 avril, pour FOWT, la région exposait aux côtés des Pays de la Loire, de l’Occitanie et de la Région Sud-PACA. « Ces régions se sont associées pour valoriser leurs actions dans l’éolien flottant autour de trois piliers : le soutien au développement de projets, le développement des infrastructures portuaires et le développement de la supply chain », souligne Philippe Thieffry, chef de mission Bretagne Ocean Power.

Cette action s’est ainsi prolongée à Seanergy, à Nantes, les 19 et 20 mai en binôme avec l’Occitanie. Cette présence a notamment été marquée par la présentation des résultats de l’étude d’impact socio-économique de l’éolien flottant en Bretagne.

Menée par le cabinet EY pour Bretagne Next, elle prévoit la création, par la filière, jusqu’à 11 400 emplois d’ici 2050 dans le territoire.
Une ambition conditionnée à deux éléments : la mise à disposition d’infrastructures portuaires adaptées, à Brest et à Lorient, et la diversification des activités des entreprises sur les marchés domestiques et à l’export. « Cette étude démontre tout l’intérêt pour la Bretagne de pousser en priorité vers l’éolien flottant plutôt que le posé. Elle prouve qu’en phase de construction, le flottant génère quatre fois plus d’emplois que le posé. »

Une présence à l’international pour promouvoir la supply chain bretonne

L’étude préconise également un positionnement plus fort à l’export des acteurs bretons afin de combler les creux de l’activité française d’ici à 2030 et diversifier leurs débouchés. Les présences à Madrid, pour WindEurope, et au Pays de Galles pour la Marine Energy Wales Conference allaient dans ce sens.

Bretagne Ocean Power représentait la supply chain bretonne dans la capitale ibérique sous la bannière France Offshore Renewables qui rassemble les 6 clusters français de l’éolien en mer (Sud Eole, Wind Occ, Aquitaine Blue Energies, Neopolia et Normandie Maritime). « L’idée était de donner de la visibilité au marché français auprès des acteurs internationaux et de valoriser notre supply chain pour les projets d’export en Europe. »

Au Pays de Galles, l’enjeu revêtait une dimension plus géographique. La Bretagne est idéalement située pour être très active sur la zone de la mer Celtique. « L’idée est de contribuer à monter un pôle d’infrastructures portuaires en misant sur la complémentarité entre le port de Brest et les ports britanniques, ainsi qu’un pôle de compétences pour promouvoir des partenariats entre PME bretonnes et galloises. C’est d’autant plus important qu’en mer Celtique britannique, un certain nombre de projets ont été attribués depuis l’année dernière et certains ont même obtenu un tarif d’achat. »

Un dynamisme européen pour les EMR

Cette diversité de salons printaniers illustre le dynamisme aux échelons européen et national pour les énergies marines renouvelables avec de nombreux projets. « C’est dans la continuité du North Sea Summit, qui s’est tenu à Hambourg en janvier. Les chefs d’État y avaient annoncé, ensemble, une ambition de 300 gigawatts pour la mer du Nord au sens large (mer du Nord, mer Celtique, Atlantique Nord). »

Au niveau français, l’appel d’offres numéro 10 pour l’éolien offshore a relancé la dynamique. Cet AO prévoit une puissance cumulée d’environ 10 GW, dont 5 GW d’éolien posé et 5 GW d’éolien flottant. En Bretagne, deux projets éolien flottant sont concernés : Bretagne Nord-Ouest, au large de Roscoff pour 1,2 GW et Bretagne Sud 2, pour 0,5 GW et qui complèterait le projet de Pennavel.